Le blog Architecture et Société voudrait participer à la vulgarisation des cultures constructives traditionnelles au Maroc, et ce, à travers l'information et la communication. Les photos sont personnelles.
Les politiques urbaines en pratique actuellement au Maroc sont des politiques d'urbanisation. Elles favorisent un étalement urbain volontaire sous la forme d'une péri-urbanisation sous équipée et portant atteinte à l'identité nationale et au patrimoine marocain, à savoir une disqualification des centres-villes et tissus historiques et patrimoniaux. Cette situation conduit à une paupérisation de ces entités spatiales, suivie de leur marginalisation.
Les textes législatifs et réglementaires existants ne tracent pas des politiques mais des procédures pour le rattrapage des défaillances, et qui fonctionnement dans l'urgence et en terme de directives.
La photo rend compte de l'état de l'urbain à Boumalne Dadès, elle est prise le 4 janvier 2008. Tayyibi A.
On n’a pas vraiment une politique urbaine au Maroc. Car une vraie politique urbaine doit être pensée, réfléchie et étudiée de tous les points de vue (social, économique, architectural…). Or ce que l’on trouve chez nous, c’est une urbanisation improvisée qui naît du jour au lendemain pour répondre à des besoins pressants et à une demande en hausse constante, sans aucune projection dans le futur. <br />
Nos documents d’urbanisme y sont pour quelque chose et malheureusement cela n’a pas l’air d’être rattrapé dans le nouveau code!!<br />
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Cette photo de Boulmane Dadès est flagrante et c’est un peu le prototype de toutes les villes du pays ! <br />
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Notre architecture est entrain de se perdre, mais comment faire pour la sauver ?!!
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Chacun de nous doit être responsable dans son acte, là ou il se situe et avec les moyens qu'il a.<br />
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Imane Benelkadi
10/09/2008 23:40
…L’expérience a montré que même la péri-urbanisation réfléchie et équipée, au Maroc, présente des disfonctionnements et des aberrations qui portent atteinte à l’identité et au bon fonctionnement des villes concernées.<br />
Il est vrai en effet, que cela est dû en premier lieu aux textes législatifs et réglementaires qui ne sont pas élaborés selon une vision contextuelle et anticipative, mais selon des procédures de rattrapage. <br />
Mais à mon avis, cela est dû aussi, au niveau des démarches empiriques des architectes, à la manière dont les plans d’urbanisme sont élaborés. Ces plans restent pour le moins très ambiguës et intuitifs ; ils traduisent une réflexion souvent bidimensionnelle, engendrant des tracés abstraits et injustifiables par des arguments contextuels, et ne pouvant donner lieu à l’avance à des projections simulatrices expliquant l’incidence des nouvelles propositions sur l’existant.