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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 00:46


Début février 2009 et en quelques jours, plus de 2050 maisons construites en pisé dans plus de 12 villages dans la seule région du Gharb-Chrarda-Bni Hssen, où se situe le Cercle de Ben Slimane, sont touchées par les débordements de l'oued Baht (Région à 70km de la capitale Rabat).

L'ensemble des régions au Maroc sont atteintes : Environ 3.000 maisons sont inondées.

Plus de 350 maisons construites en pisé, recensées, dont 300 dans la région de Ben Slimane, se sont effondrées par de violentes intempéries.

Plus de 50 personnes sont mortes et les dégâts sont importants.

Sources : MAP du 6 février 2009 - AFP, Vendredi 13 Février 2009 - Hebdomadaire Le Reporter, n°495, 12 février 2009 - France Soir (avec Reuters), 5 février 2009.
Photo à Aît BenHaddou, Boutique de maquettes,
Tayyibi A. le 17 février 2009.

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Published by Architecture et Société - dans BILANS
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commentaires

Mohamed EKM 19/02/2009 01:15

On construit avec l'adobe et non pas le pisé dans la région du Gharb

Imane Benelkadi 18/02/2009 23:08

Mais quelle photo très symbolique !
Oui…est ce que l’avenir de ce savoir-faire sera voué à cela ? C’est à dire à se réduire à des maquettes posées les unes à côté des autres dans une boutique, racontant l’histoire de milliers de maisons inondées ou effondrées, de Qsour et Qasba abandonnés et détruits, de sites anciens ensevelis sous les oripeaux de l’oubli…
Oui c'est ça...des maquettes de maisons en terre destinées à être des objets de décor dans des maisons en béton…

Imane Benelkadi 16/02/2009 22:57

En effet, la situation est grave, et paradoxalement on n’en parle pas assez…
Mais, je crois qu'en plus des questions relatives au ravitaillement des populations touchées, le rétablissement des infrastructures démolies, il faut soulever aussi la question des retombées néfastes de ces effondrements sur la confiance de ces populations rurales dans les matériaux de construction naturels surtout la terre et le pisé…
Cette confiance qui s’en trouve aujourd'hui gravement ébranlée, est à ajouter à la dévalorisation et la dévaluation que connaissent ces matériaux naturels depuis très longtemps déjà dans l’esprit de ces populations rurales.

La question cruciale qui se pose par rapport à cela est la suivante : lorsque ces populations seront à même de pouvoir reconstruire ce qui a été détruit, penseront-elles à refaire encore leurs maisons avec la terre, la pierre, le bois et le pisé ?
Est-ce qu’il ne faut pas penser dès maintenant à assurer une assistance technique à ces populations, pouvant les aider à refaire leur maison en pisé d’une manière valorisante, sûre et dans les règles de l’art ?