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...Je souhaite à l'ENA et au PATerre d'obtenir davantage de moyens matériels afin de former un nombre important de spécialistes marocains pouvant aider à la préservation de notre patrimoine. Je suis certain que des fonds pourraient être levés moyennant une plus grande prise de conscience, laquelle passe par une amélioration de l'information. Il faut pour cela fédérer les nombreuses associations qui s’intéressent au bâti traditionnel autour du PATerre et du CERKAS et solliciter l’appui des pouvoirs publics (Ministères de la culture, de l’habitat, du tourisme, de l’information et de l’intérieur) ; il me semble que les mentalités ont bien évolué à cet égard...
Par Abderrahman El Glaoui
25 Août 2009.

Dimanche 31 mai 2009
Le crime : Disparition secrète, complète et définitive de la muraille historique de l'Aguedal Bba Hmad pendant la nuit du 4 Avril 2009. 

Comment arrêter l'hémorragie dont souffre quotidiennement notre patrimoine, qui est aussi un patrimoine de l'humanité ? 


Historique et plus de détails au sujet de la muraille et de l'Aguedal Bba Hmad
 
La muraille détruite est remarquable, elle s'édentait jusqu'à Bâb Aghmat sur environ 500m. D'une hauteur de 6m et largeur de 0,80 à 1m, cette enceinte, outre son caractère défensif, constitua une limite de l'Aguedal et le seuil des quartiers environnants. En plus de son rôle de repère urbain, elle participait, en tant qu'élément architectural omniprésent, à la délimitation de la ruelle d'Aghmat (
Touwala d'Aghmat), et par là même, à la structuration du tissu urbain traditionnel de la médina de Marrakech et la confortation de son épaisseur anthropologique. Sa forte présence, sa dimension symbolique, sa portée historique et ses caractéristiques architectoniques ont foncièrement imprégné la conception et la représentation de l'espace des marrakchis. 

L'Aguedal Bba Hmad était un grand potager du palais de la Bahia. Il s'agit d'un domaine agricole clos dépendant du palais Bahia. C'est dire que ce que l'on appelle « l'agriculture urbaine », aujourd'hui très en vogue en Europe, fut amplement pratiquée par nos ancêtres. Commencé par le père Moussa, chambellan et grand vizir au début du règne du sultan Hassan 1er (1873-1894), le palais Bahia, ou plus exactement Al-Bahiyya, fut agrandi et achevé par le fils Hmad Ben Moussa, plus connu sous le nom de Bba Hmad. L'édification du palais Al-Bahiyya dura plusieurs années et représente jusqu'à nos jours l'un des joyaux de l'architecture palatial de l'Occident musulman. Doté d'un immense Aguedal (qu'on peut traduire faute de mieux de «jardin potager»), le palais Al-Bahiyya fut très tôt entouré d'un intérêt particulier de la part du Maréchal Lyauté qui en a fait l'une des demeures du résident général de la France au Maroc à l'époque du protectorat. Ensuite le palais avec une partie de son Aguedal furent affectés aux Palais Royaux (Dar Al-Makhzen) avant que feu Hassan II ne décida de l'ouvrir au grand public et confia sa gestion au Ministère de la Culture en 1998. En effet, bien que divisé pendant l'époque coloniale en plusieurs lots distincts, une superficie d'environ 8000m2 a été réservée à la Bahia et constitue son prolongement naturel. La division évoquée n'a pas affecté les éléments architecturaux et les ouvrages hydrauliques de l'Aguedal (Passerelle suspendue entre le palais et l'Aguedal, la muraille, plusieurs bassins de formes et d'architectures différentes, canalisations, grand bassin central et ses arches,...) et dont la plupart se trouvait au sein de la partie annexée à la Bahia. Classé monument historique par Dahir (Dahir du 26-02-1924), Ce palais et la partie annexée de son Aguedal sont sous la tutelle du Ministère de la Culture depuis 1998.   

Photo ci-dessus de la muraille détruite et du bassin de répartition d'eau, prise le 11 avril 2009.   
Photos du palais Bahia.
Photos de site au palais Bahia, objet des restaurations ENA-Remaprt-Inspection-Conservation, Juillet et Aout 09.  


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Lundi 25 mai 2009
Juxtaposition des architectures Romaines (1er Siècle avant J.C. = IIIème Siècle de notre ère) et Arabes (XIIIème Siècle).



  
Chellah : les chapelles funéraires, la mosquée, la zaouia, la medersa et la bibliothèque.

  
  
  

 

Chellah, un grand jardin sauvage.


Photos du 23 mai 2009, prises à Chellah, Rabat, par A. Tayyibi.  


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ARCHITECTURE
ET SOCIETE

ARCHITECTURE DE TERRE - MAROC


Abdelghani Tayyibi 

Activités au PATerre
Centre du Patrimoine des Architectures de Terre



Chantiers de bénevoles Rempart-Paterre/ENA-Inspection des Monuments Historiques-Conservation Palais Bahia.
Réstauration du patrimoine bâti marocain : Palais Bahia.
S1 : Du 10 Juillet au 23 Juillet 2009.
S2 : Du 24 Juillet au 07 Août 2009. 
Feuille de route
: page1 - page2 
Voir
Article lié.

Album photos (en cours)
Vidéos : V1 - V2 - V3 - V4 - V5 
Vidéos et photos prises Juillet et Août 2009 à l'occasion de la tenue du chantier des bénévoles marocains et européens au Palais Bahia, Marrakech, Maroc.

Le chantier, organisé en deux sessions d'un mois environ, est une première expérience au Maroc.
Contenu et objectifs en résumé 
1) Restauration physique d'une entrée du Palais Bahia en vue de sa réutilisation (Utilisation des matériaux naturels, techniques et savoirs faire traditionnels).
Redressement du sol - Reconstruction de parties de murs éfondrées - Consolidation des murs (Façades intérieures et extérieures) - Réparation de fissures - Reconstruction d'un plancher traditionnel.
2) Formation à la restauration d'un patrimoine bâti ancien. Valorisation des compétences et des cultures constructives locales.
3) Initiation d'un chantier-formation pédagogique et de sensibilisation, à caractère participatif et durable.
4) Visites guidées de sites et monuments du patrimoine bâti marocain à Marrakech, sa région et dans la région d'Ouarzazate.

Il a réunit plusieurs partenaires institutionnels et civiles dont l'Ecole Nationale d'Architecture de Rabat/Centre PATerre du patrimoine des architectures de terre de Marrakech - L'Association REMPART - L'Inspection des Monuments Historiques de Marrakech - La Conservation du Palais Bahia.
Un patrimoine bâti a été restauré et des savoirs faire réhabilités. La confiance est totale et le déroulement a été exceptionnel. Ces chantiers pratiques ont eu un succès impressionnant, et ce, de part la démarche qui s'est voulue participative, la qualité des travaux effectués ainsi que l'engagement des participants.
Le site en question est une entrée secondaire du palais. Les travaux qui ont eu lieu pendant ce chantier de bénévoles consistent en un début de réhabilitation de cet endroit fermé, mais programmé par l'Inspection des monuments historiques à être restauré et reconverti, avec d'autres lieux limitrophes, en des ateliers de travail.

Les chantiers de cet été 2009 ont été surtout l'occasion de former des jeunes à la restauration du patrimoine bâti. Des étudiants et architectes de l'Ecole Nationale d'Architecture de Rabat, et autres participants bénévoles marocains et étrangers ont béneficié pleinement des sessions. L'encadrement technique est assuré par l'Inspection locale appuillé par la participation de l'ENA. Les maallems ont joué un rôle permanent tout au long des chantiers. Ils ont assisté les participants dans tout les travaux de restauration, et également animé les sorties pédagogiques parallèles.
L'expérience qui a eu lieu au palais Bahia se reproduira l'année univesitaire prochaine. Une convention de partenariat est prête à être signée entre l'ENA de Rabat et l'Inspection des Monuments Historiques de Marrakech. Elle va permettre, entre autres, de péréniser des actions de restauration et de réhabilitation intégrées et actives.
 
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